OGM : Un sujet très politique traité par l’eurocratie de Bruxelles !

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La Commission européenne a autorisé, vendredi dernier, l’importation de trois maïs génétiquement modifiés, destinés principalement à l’alimentation animale.

 

Malgré le rejet massif des OGM de la part des consommateurs, la Commission réitère ses erreurs stratégiques. Elle favorise ainsi les importations de maïs sud américains, et pèse donc mécaniquement sur les cours internationaux des céréales : le prix du maïs a immédiatement baissé de 2,75 €/T, malgré l’incertitude qui règne encore sur les niveaux de rendement.

 

Cette décision s’oppose incontestablement aux déclarations très récentes du Président de la République en faveur de la nécessité d’une meilleure régulation de nos marchés et d’une préférence communautaire rénovée.

 

La CR et l’OPG notent qu’une fois de plus, Bruxelles affiche sa forte volonté de libération des échanges internationaux au mépris des volontés nationales et, surtout, de l’intérêt des agriculteurs européens.

 

Après l’affaire récente de la contamination de cargaisons américaines de soja par du maïs OGM, les pays producteurs d’OGM et la Commission utilisent une fois encore de manière très habile le déficit européen en aliments du bétail. La Commission européenne est directement responsable de cette faille majeure de la PAC depuis 1992, qu’il est urgent de combler au risque de transformer l’UE en laboratoire géant d’essais à hauts risques.

 

Lundi 02 novembre 2009

 

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Bioéthanol : face au déficit des distilleries, tous les céréaliers pourraient être mis à contribution

 

Devant le fiasco de la production d’éthanol, avec entre autres un désengagement de l’Etat qui avait été annoncé dès 2005 (*), les promoteurs des biocarburants sont à l’affût d’un soutien économique pour faire face aux monstrueux investissements entrepris.

 

Les agriculteurs qui n’avaient pas bien compris « la contractualisation positive » en ont été pour leur frais : ils se sont engagés pour cinq ans à fournir des grains à un prix décoté aux néo « agro pétroliers ». Ce sacrifice exigé des producteurs ne permet même pas de satisfaire leur conscience puisque les économies sur les gaz à effet de serre sont loin d’être confirmées.

 

Par contre, les nouveaux livreurs de grains ne se bousculent pas aux ponts-bascules et les distilleries doivent s’approvisionner au prix du marché. Malgré les très faibles cours actuels des céréales, les distilleries tournent dans le rouge.

 

La récente idée scandaleuse des responsables de la filière serait de créer une taxe - Cotisation Volontaire Obligatoire (CVO**) - à la charge de tous les producteurs de céréales pour équilibrer les comptes des distillateurs.

 

Honteux et déontologiquement attaquable. A quel titre, l’ensemble de la profession irait-il combler des dettes correspondant aux errements de certains responsables, alors que ceux-ci avaient été parfaitement prévenus de ce risque aussi évident qu’énorme. Ici comme en toute circonstance doit s’appliquer l’adage : « qui casse paie ».

 

Si un syndicat souhaite affirmer sa volonté de faire soutenir par ses adhérents les filières d’utilisation des grains à des fins non alimentaires, c’est son droit, mais par contre, il n’a pas à engager l’ensemble de la profession dans cette voie.

 

Il serait quand même incohérent que les pouvoirs publics, qui ont bien réalisé ce fiasco et font marche arrière sur le dossier de l’éthanol, acceptent d’étendre un accord sur une CVO supplémentaire. Cela d’autant plus qu’une part de la CVO Intercéréales a servi à financer des associations dans le giron du syndicalisme officiel pour des actions de promotion de l’éthanol.

Décidément, les prélèvements sur les céréaliers risquent de revenir sur la scène judiciaire…

 

 

(*)  Rapport sur L’optimisation du dispositif de soutien à la filière biocarburants – 20 septembre 2005 – Inspection Générales des finances.

 

(**) CVO = Contribution Volontaire Obligatoire (évolution d’une taxe fiscale).

 

Lundi 28 septembre 2009

 

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